Belarus #4 Marchroutka, mode d’emploi

La marchroutka, à ne pas confondre avec la matriochka, ces fameuses « poupées russes » (bien qu’on puisse également mettre plein de monde à l’intérieur), est un moyen de transport primordial dans de nombreux pays d’Europe de l’est. Si vous avez déjà voyagé dans cette région, vous les avez forcément vues, peut-être même empruntées : ce sont ces sortes de mini-bus qui déposent et récupèrent des locaux de façon semble t’il aléatoire mais en réalité fort bien organisée.

The marchroutka, not to be confused with the matriochka, those famous « russian dolls » (although you can also put many people inside), is one very important means of transportation one can use in Eastern Europe. If you have been travelling in this region, you must have seen them, and even maybe took them : the marchroutkas are those kind of mini-bus which hop-off and hop-in local people in a, at first glance, complete random way, but that is actually super organised.

A Minsk, on retrouve la marchroutka notamment aux arrêts de bus du centre ville, où elles opèrent souvent des connections plus rapides que les transports publics traditionnels (bus, trolleybus, tramway, métro) (oui il existe une grande variété de transport ici), et ce d’un bout à l’autre de la ville. Par exemple, habitant dans le quartier de Lochitsa tout au sud de la capitale, nom qui fait faire la grimace aux locaux quand ils me demandent où j’habite (« ah… Désolée… ») tellement c’est loin, je peux, pour rentrer chez moi, choisir le bus (environ 40min) ou la voie express royale de la marchroutka, (20min). Ces connexions peuvent s’avérer fort pratiques et restent une alternative intéressante, située entre le bus classique et le taxi, autant au niveau confort que financier. Mais les marchroutkas, c’est aussi un moyen de voyager à l’intérieur du pays à peu de frais. Elles desservent soit les mêmes lignes que les cars (attention, ne pas confondre bus et car, j’ai appris ça avec Claire) ou les trains, mais encore une fois plus vite et avec des horaires supplémentaires ; soit des endroits plus isolés, comme des petites villes situées sur un axe entre deux capitales de régions par exemple.

In Minsk, you can find the marchroutka next to the city center official bus stops, where they offer more and faster connections than the traditionnal public transports (bus, trolleybus, tramway, metro) (yes there is a wide variety of transports here) from one side of the city to another. For example, I live in the Lochitsa neighborhood, in the South of the capital city, and it’s so far away that people make this strange face when I tell them where I live, and start to feel sorry for me. To go home, I can take the bus for 40 minutes, or use the express line of the marchroutka (20 minutes). Those connections are really practical, somewhere between the bus and the taxi on the financial as well as on the comfort levels. But marchroutkas are also a cheap way to travel inside the country. They follow the same lines as long-line buses or trains, but again, faster and with additionnal hours, and can usually stop more often on the way, in smaller cities for example.

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Une marchroutka sauvage dans son habitat naturel

Pour ceux qui l’auraient expérimentée, la marchroutka, quoique très pratique en théorie, n’est pas un exercice de tout repos, surtout pour les étrangers. Déjà, il faut apprendre à maîtriser le système dans son ensemble, et ça commence par des choses toutes bêtes, et pourtant vitales : où prendre sa marchroutka ? Quel est le numéro de la ligne ? Comment me procurer les horaires ? Que dire au chauffeur ? Comment payer ? Que faire en cas de marchroutka pleine ?

Pour répondre à toutes ces questions, voici mon mode d’emploi pour une aventure marchroutkaienne sereine (autant que se peut).

For those who have experienced it, the marchroutka, although very practical in theory, it does come with its own drawbacks, especially for foreigners. First, you need to understand how to master the system, and it starts with simple but primary things : how to pronounce the word marchroutka ? Where to take my marchroutka ? What is the number of my marchroutka ? How can I find the schedule ? How should I pay ? What should I do in case of a full marchroutka ?

To answer those questions, here is my little guide for a peaceful marchroutkanian adventure (well, as peaceful as possible).

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Ceci est un arrêt de marchroutka, ou de bus, ça dépend

La veille : se renseigner sur internet en amont sur les lignes et horaires des marchroutka, grâce au site wikiroutes (pour Minsk) (Si vous connaissez le site avec les trajets pour la Biélorussie, je prends avec plaisir). Si possible, partir en reconnaissance préalable sur les lieux, et observer de l’extérieur le processus.

The day before : check online the routes and schedules for the marchroutka. I use wikiroutes for Minsk (but I still have no idea which website to use for the long-lines, so if you know it, please let me know) ! If possible, you can go on the place of the marchroutka-stop and observe the process from the outside.

Le jour même : Être à l’emplacement prévu pour le ramassage en avance. Observer les numéros indiqués (voire les destinations) sur les petits papiers collés au pare brise. Demander aux gens autour de vous ou au chauffeur si vous êtes bien dans le bon véhicule (il suffit généralement de prononcer le nom de votre destination avec un air inquiet, ou au pire de montrer un bout de papier avec le nom écrit). J’attire votre attention sur ce point : n’hésitez pas à demander aux gens. Même s’ils ne parlent pas anglais, ils sauront vous aider. Ne vous attendez pas forcément à un sourire et à des câlins, les Biélorusses sont des personnes très chaleureuses mais ça se mérite parfois. Les réactions les plus courantes sont soit se faire gronder, soit se faire moquer, mais au fond c’est toujours gentil (enfin, je crois).

On the day : Be at the right place at the right time, which means, in advance. Observe the numbers and destinations displayed on the coming marchroutkas. Ask people around you or to the driver if you are in the right marchroutka (just say the name with a worried face, or show a piece of paper where is written your destination). I would like to focus on this particular point : don’t hesitate to ask people. Even if they don’t speak english, they will help you. You might not get super friendly reactions, that’s okay : Belarusians are very welcoming people but sometimes, you need to deserve it. Most of the time, when asking your way in a marchroutka, you may be a little bit yelled at, or mocked, but deep down, it’s always in a nice way (well, I think).

Une fois dans la marchroutka, redonner votre destination si nécessaire (les prix sont parfois en fonction de la distance) et donner au conducteur le montant demandé, si possible avec la monnaie exacte, surtout si vous prenez la marchroutka en cours de parcours et pas à un terminus. Attention, parfois il faut payer à la fin du trajet, ça dépend. Si vous êtes au fond de la marchroutka, vous pouvez bien évidemment faire passer les sous à la personne de devant, qui fera de même, jusqu’à ce que votre argent atteigne le chauffeur. Dites « один билет » (adine bilète) pour un ticket, « два билета » (dva biléta) pour deux tickets, et à partir de 5 et plus alors là il faut demander des « билетов » (bilétov), mais ça, c’est une autre histoire. Si vous ne comprenez pas combien on vous demande, donnez juste plus ou moins 5 roubles, on vous rendra la monnaie (ou pas, mais bon, on saura jamais).

In the marchroutka, say again your destination to the driver if necessary (sometimes, prices depend on the distance), and give him (I never met a female marchroutka driver) the right amount of money : the marchroutka driver is very often busy with multiples phones, coins, tickets, so it’s better if he doesn’t need to give you the change. If you are sitting at the back of the marchroutka, give your money to the person in front of you, whom will do the same until your roubles get to the driver. Say « один билет » (adine bilète) for one ticket, « два билета » (dva biléta) for two tickets, and after 5 or more tickets you need to ask for « билетов » (bilétov), but that’s another story. If you don’t understand how much you should pay, look around, the price is often displayed somewhere inside the vehicle. And if you still don’t know, well, just give 5 roubles, and you will get the change (or not, but, we will never know).

Installez vous dans l’un des sièges disponibles, celui que vous voulez ! S’il n’y a plus de sièges, cherchez bien, peut être y en a t’il encore : à côté du chauffeur (deux places), ou parfois des strapontins dans l’allée centrale. Vraiment plus de place ? Bon, ben faudra rester debout et être patient… Seat comfortably in one of the available seat, the one you want! And if there is no seat available anymore, look better : maybe next to the driver (two seats), or sometimes extra seats in the central alley ? Really no more space ? Then you’ll have to stand and be patient…

Et surtout, quand vous voyez votre arrêt, criez ! Je ne compte plus les kilomètres parcourus à pieds car je n’ai pas osé dire au chauffeur de s’arrêter.

Most importantly, when you see your stop, scream! I’m not counting anymore the kilometres I’ve been walking because I didn’t dare to say stop to the driver.

Bon voyage !
Et on oublie pas de dire merci – спасибо (spassiba) et au revoir – до свидания (dazvidania) 🙂

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