Le semi-marathon pour les nuls – Season Finale

Débrief en règle

Nous sommes le dimanche 1er mai et déjà trois semaines se sont écoulées depuis la course ! Je sais je sais, vous me pensiez morte, décédée, à l’agonie, hospitalisée tout ce temps après cette dure épreuve, ou alors encore en train de dormir pour me remettre de cet effort incroyable, d’où ce long silence sur ce merveilleux blog. Il n’en est rien, non, j’ai juste remis plusieurs fois à demain la cloturation de ce tumblr de qualité, car oui, c’est fini, ce site n’a plus lieu d’être, il est temps d’y mettre fin.

Mais avant cela, laissez moi écrire le meilleur des articles avant de tirer ma révérence au summum de la beauté rédactionnelle et du lol absolu. Nous suivrons un plan en trois parties, avec tout d’abord un compte-rendu détaillé de l’épreuve sportive, puis nous nous pencherons sur tous les trucs que j’ai oublié de vous dire dont les trois articles de qualité promis aux grands gagnants du Premier Grand Jeu Concours, et enfin, pour terminer, nous ferons nos adieux solennels avant de vous annoncer une petite surprise.

Première partie : Le temps du bilan (et des cathédrales)

photo : Prêtes pour le grand dépaaaaart hihihihihihi

Objectif de temps : atteint et dépassé avec 2 heures et 23 minutes de course ! *clap clap clap* Bon, pas de beaucoup hein, seulement de quelques minutes, mais c’est déjà ça. L’excitation sur la ligne de départ était palpable, surtout qu’on a dû attendre une demi-heure après les premiers coureurs car nous faisions partie du dernier groupe. Trépignantes, on s’est répété à maintes reprises : “Surtout, ne pas partir trop vite”, et croyez moi c’est plus difficile qu’il n’y parait !

Jeannou et moi avons couru ensemble pendant tout le parcours sans nous quitter d’une seule semelle, mais avons malheureusement perdu Justine dès les 5 premières minutes pour cause de foule trop abondante dans le dernier sas de départ. L’ambiance était vraiment super, avec beaucoup de monde tout le long du trajet pour nous encourager, et ce du début à la fin. Les postes de rationnement étaient super bien organisés, plein plein de trucs à manger et à boire, tant que j’avais personnellement presque envie de faire une pause un peu plus longue à chaque fois pour mieux goûter tous les petits en-cas (on se refait pas hein). Des volontaires et supporters de grande qualité nous ont vraiment accompagnées pendant la course et, honnêtement, je pense que sans eux ça serait beaucoup plus dur de courir aussi longtemps.

Comme Jeannou et moi courrions ensemble, le temps est passé finalement assez vite, et on s’est surprises à s’exclamer devant les panneaux “tiens, déjà 5 km !” – “tiens, déjà 10km !” – “tiens déjà 15km !” – “quoi, c’est déjà fini ?” BON OK j’exagère un peu mais franchement pas tant que ça ! C’est vraiment à partir de 15km que j’ai commencé à trouver le temps long et à partir du 18e que, d’un coup, le moral et les jambes se sont cassés. C’était assez bizarre, parce que tout allait bien et puis PAF, comme si d’un coup ton corps disait NOOOO MOOOOORE. Du coup cimer les presque-4 derniers kilomètres c’était l’enfer. En plus on arrêtait pas de faire des détours dans tous les sens, on voyait plus la fin du truc, genre mais c’est quand qu’on arrive bordel ! Et, enfin, devant nous, dans la nuit déjà tombée, la fameuse ligne, c’est fini.

Que d’émotions : “Jeannou, regarde on est arrivées, on a fini” – “Maaais ouiiii Grigrouuu” – “Jeannoouuuuu” – “Grigrouuuuuuu” – “hiiiiiiii”. Sur ces mots s’achevèrent notre premier semi-marathon. Je vous cache pas qu’on était pas peu fières ! Ah, et on boitait un peu aussi, mais ça c’est normal, tout le monde boitait de toutes façons donc bon. Des petits sandwichs et une médaille étaient là pour nous accueillir (à défaut d’amis – perdus dans la foule -, on perd par le nord) et nous féliciter.

Nous sommes allées chercher nos affaires à la consigne, car il commençait à faire frisquet en t-shirt, avant de retourner sur la ligne d’arrivée pour attendre Juju un peu au hasard car nous ne savions pas du tout où elle était et si elle n’était pas déjà arrivée. “Grigrou elle est là !!!” – “Hein ? (en train de manger un sandwich)” – “Jujuuuu !! Elle arrive !!” – “Jujuuu ?!! OOOHHH Jujuuuu” ! There she was ! Amazing ! Notre Juju préférée venait de finir, elle aussi, son premier semi-marathon, et là la joie était méga gigantesque. On se prend dans les bras, on a les larmes aux yeux (bon pas Jeannou mais ça c’est normal c’est un être humain supérieur), on rencontre Christian qui fut le fidèle compagnon de course de Juju pendant ces intenses heures : “Elle a super bien couru” qu’il nous dit, tout émotif lui aussi. Je vais me laisser aller à un petit moment gnangnan et conclure sur un mot : magique.

photo : on a retrouvé nos copainnnnns 😀

Deuxième partie : toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites

D’abord, il y a un article que je voulais faire dès les débuts de ce blog, et que j’ai jamais fait faute de matière et d’idée. Mais tant pis cette information est trop importante pour que je la garde pour moi. Ceux qui me connaissent personnellement sont déjà au courant de ma passion pour Elisabeth de Wittelsbach, plus connue sous le nom de Sissi l’impératrice. Et bien, sachez que Sissi, contrairement aux modes de son époque qui voulaient qu’une belle femme en bonne santé soit une femme ronde, défiait les codes et cultivait sa minceur. Parce qu’elle en a rien à faire de ce que peuvent bien penser les autres, elle monte à cheval et chasse (alors que les madames de son temps passaient plutôt leurs journées à papoter), voyage, se fait faire des tatoos de marins, et, elle fait de la marche rapide, de longues heures durant. Ben ouais, Sissi elle fait du footing ! Du grand n’imp pour l’époque je vous dis pas, y avait pas encore de #fitness sur instagram par millions, les gens à la cour la trouvait trop chépeeeer enfin bref. Une meuf en avance sur son temps.

Deuxième information intéressante : le marathon en tant qu’épreuve sportive viendrait d’une anecdote antique. Au temps des guerres médiques, après la victoire de Marathon, un messager aurait été envoyé porter la nouvelle à la capitale Athènes : une course qui lui coûtera la vie, puisqu’après avoir délivré la nouvelle, le messager, à bout de souffle, meurt d’épuisement. Voilà voilààà. Et un monsieur répondant au doux nom de Michel Bréal (un Français oui) se dit en 1986 que ça serait une bonne idée d’en faire une épreuve olympique. Pourquoi pas, après tout ? En plus c’est un berger grec qui gagne : la boucle (de 42km et quelques) est bouclée.

Maintenant qu’on a apprit pleins de choses grâce à Wikipédia, passons aux choses sérieuses.

Comme vous vous le rappelez sans doute, j’ai lancé ces derniers mois deux Grands Jeux Concours qui ont eu connu un fort succès. Suite au premier, trois grands gagnants ont gagné un bref article citant leurs meilleures qualités, que je me fais une joie de partager ici.

Loulou;

Tes cheveux frisés m’ont toujours impressionnée. Et ça m’impressionnait encore plus quand des fois tu arrivais à les lisser. Mais je les préfère frisés parce que ta beauté est naturelle. Je t’embrasse.

Roro;

Quand je suis triste, j’aime bien mettre ma tête dans tes seins, ça me réconforte, parce qu’ils sont très confortables. Des fois on boit du vin ensemble et des fois c’est les meilleures soirées de la vie. Roro, te amo.

Mumu;

Cela fait bientôt trois ans que je partage mon quotidien avec toi et ta belle chatte, Coquine d‘abord, puis Francesca. On est devenu une petite famille et ça c’est précieux. Tu seras toujours dans mon cœur.

Troisième partie : Ce n’est qu’un au revoir

Voilà voilà, c’est la fin du tumblr lesemimarathonpourlesnuls. Ce fut pour moi un grand privilège de pouvoir partager avec vous, chers lecteurs (après installation de Google Analytics, j’apprends que vous êtes pas très nombreux mais je suis sûre que vous êtes de grande qualité ce qui est le principal), mon expérience. D’une petite larve nulle en sport je suis passée à un beau papillon tout plein de couleurs fluo qui virevolte au vent (bon, un peu lourdement le virevoltage, mais vous voyez l’idée), et je le dois un peu à vous aussi. D’abord Jeannou, qui a réussi à me faire inscrire à cette compétition grâce à sa technique d’entrée dans l’esprit et de manipulation psychopatique (elle est très forte, faites attention), et sans elle c’est clair que je n’aurai jamais ne serait-ce qu’essayé de relever le pari.

Juju ensuite, avec qui je me suis longuement entraînée, avec qui j’ai formé la team Jupon, chaque semaine ou presque, pendant ces quelques mois d’entraînements, et ce dans la joie, la bonne humeur, et le café. On a quand même bien ri et bien transpiré ensemble et c’était fort chouette. Puis les différents membres de chaque team, la super team mardi avec Géraldine, la jolie team dimanche avec Jérôme, la team sprint et défi avec Ludo, la team réconfort et pizza avec MumuAxelTiennouRaphouIrèneRémiEmmaLolaPaupauThibault, et puis tous ceux qui ne sont pas à Bordeaux mais dont j’ai reçu les ondes positives tout au long de la course, LéaManonLoulouRoroMimiDoudouMariiieFlofloLéoDiarouche et Lolo enfin, tous mes copains quoi, même ceux qui sont loin, la Njardagata family islandaise. Et enfin la mifa (= la famille) : Christine, chère cousine qui suit les aventures depuis le début, Johnjohn, que j’invite à participer l’année prochaine, qui m’a gentiment offert le livre qui m’a inspiré pour ce blog, Peter qui s’en fiche un peu mais bon, mon Papa qui m’a acheté mes premières chaussures de courses quand j’avais à peu près 13 ans et qui sont celles que j’utilise aujourd’hui (mieux vaut tard que jamais) et à ma Maman que j’aime plus que tout au monde, la première personne que j’appelle à chaque fois qu’il m’arrive un truc du style “Je viens de courir un semi-marathon et je suis encore vivante” (soyez pas jaloux).

Grâce à vous, je suis une vraie athlète maintenant. J’ai même perdu mon premier ongle de pied la semaine dernière ! Si c’est pas beau !

Pour ceux qui se poseraient la question, oui, je vais continuer à courir de temps en temps, et, oui, un jour il y aura un blog sur le marathon pour les nuls… Mais pas tout de suite tout de suite hein, on se calme. Soyez patients, affaire à suivre…

En attendant, surprise surprise, je me lance dans un blog sur mes aventures en Islande, que j’aurais dû tenir tant que j’y étais mais bon, que voulez-vous, encore une fois, mieux vaut tard que jamais. Si ça vous intéresse, ça se passe sur http://www.ponponenislande.wordpress.com

Comme on dit par chez nous (enfin plutôt par chez Jeannou) : MUXUAK 

The end

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