Le semi-marathon pour les nuls #5

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Aujourd’hui, chers lecteurs, c’est jour de fête ! Super, me direz-vous, mais qu’est-ce-qu’on fête exactement ? Ah, ça c’est une question intéressante, et je vous félicite pour vous l’être posée, bande de petits curieux, vous irez loin dans la vie. Et bien, c’est très simple, aujourd’hui on fête tout d’abord les résultats de partiels : n’ayant pas passé mes examens en janvier (oups) je ne suis pas trop concernée par la nouvelle, mais Emma et Lola oui, donc on les félicite bien fort parce que c’est pas facile, surtout en master à l’Institut des Sciences de l’Information et de la Communication ou ISIC. Ensuite, on fête le fait que grâce au travail administratif de ma chère Mommy, j’ai enfin reçu une carte de mutuelle avec mon nom dessus ! Et c’est une bonne nouvelle, parce que comme ça, je vais pouvoir aller chez le docteur, et ce dernier va pouvoir diagnostiquer mon genou qui fait quand même assez mal quand je cours, mon orteil qui commence à devenir bleu (Juju m’a contaminée je crois), et, last but not least, je vais pouvoir me procurer mon (qui sera également celui de Jeannou soit-dit en passant) certificat médical d’aptitude au semi-marathon. Enfin, dernier événement d’importance de la journée, la barre des cinq entraînements vient d’être dépassée. Gloire aux Jupons.

Publié à l’origine par justalittletumblweed

Certes, j’entends déjà les mauvaises langues, à peine cinq entraînements en un mois, c’est quand même pas beaucoup, il serait peut-être temps de s’y mettre un peu plus sérieusement. OUIBONCAVAHEIN. Il est vrai que notre objectif de deux à trois footing par semaine, toutes les semaines, ne s’est pas exactement déroulé comme prévu. Mais on va y arriver petit à petit, comme on dit il n’y a pas le feu au lac, on a encore deux mois pour s’entraîner, y a pas de problème (que des solutions). La semaine dernière a été chargée en émotions et en désinsectisation d’appart, quant à la semaine d’avant à Londres je n’en parle même pas, j’avais tout sauf la tête à courir (on peut félicier Juju par contre qui est allée s’entraîner par deux fois en mon absence, bravo Juju t’es trop forte). En tout cas maintenant qu’on est back on tracks, plus rien ne pourra nous arrêter, à partir de maintenant on s’entraîne sans relâche. Sauf du 21 au 29 parce-que je vais voir mon Papa au Congo et il fait chaud et courir dans les “rues” de Pointe-Noire je euh, bof. A la limite sur la plage peut-être, mais pas trop longtemps, il parait qu’on si on s’aventure trop loin on risque de rencontrer des personnes très sympathiques armées de machettes. Oui oui, des machettes, rien que ça. Ah, l’Afrique…

Enfin bref, à partir du mois de mars, promis juré je m’arrête plus.

Donc pour en revenir à notre entraînement d’aujourd’hui, que dire que dire. Tout d’abord, nous avons décidé de bouleverser nos petite habitudes et d’aller nous dépenser, toujours sur les quais, mais le matin. Le matin ?! Incroyable, je sais. C’était une très bonne idée car il n’y avait vraiment pas beaucoup de monde du coup et c’était très agréable. J’avais rendez-vous à 9h30 en bas de chez Justine, et non pas chez Justine, afin d’éviter la tentation du café et donc de la cigarette, ce qui est, on le rappelle, une très mauvaise idée (testée et désaprouvée par moi-même). Comme vous connaissez ma ponctualité légendaire, je suis arrivée aux alentours de 10h en bas de chez Juju, et le temps qu’elle descende on qu’on papotte, nous avons finalement commencé à courir à 10h20. Nous étions très déçue par la météo, car il nous a à nouveau plu dessus, et ça commence à être fatiguant les Kway quand même. Non seulement parce qu’on s’est acheté de beaux t shirts, et on aimerait bien pouvoir les montrer de temps en temps, mais aussi parce qu’il a fait beau tous-les-jours la semaine dernière, pile quand on y est pas allée. Alors, soit c’est le karma, soit c’est nous qui sommes bêtes, soit c’est le ciel qui noue envoie un message et essaie de nous prévenir que ce sera ce temps là le jour du semi-marathon alors autant s’y habituer dès maintenant, mais dans tous les cas c’est relou. Mince à la fin.

photo : matin un peu pluvieux, mouettes au vent et quais désertiques

Heureusement ça n’a pas duré bien longtemps toute cette histoire de pluie, après une petite dizaine de minutes ça allait mieux, Juju et moi courrions gaiement, insouciantes, nonchalantes, quand soudain… Juju a trop mal au pied pour continuer et doit déclarer forfait au kilomètre 4, après avoir tenté, en vain, de combattre sa douleur plantaire. N’étant pas là pour nous blesser outre mesure, je conseille à Juju de rentrer en tram (ce que bien sur elle n’a pas fait, tête de mule voulait courir jusqu’à chez elle alors tête de mule a fini en boitant, bolosse) et de la retrouver pour le café plus tard. Rien de grave, rassurez-vous, il ne s’agit que d’un bleu malheureusement situé sous l’ongle, ce qui fait apparemment horriblement mal, mais qui pourra, je l’espère, se soigner assez facilement. Ô rage, ô désespoir, ô chaussures ennemies, n’avait-elle donc couru que pour avoir son ongle bleuit ?

Je décide de continuer ma course malgré le départ de Juju, non pas par manque de solidarité, mais après deux semaines sans sport je n’avais plus une journée à perdre. J’ai donc porté le flambeau des Jupons, aidée par la musique, jusqu’au bout de notre tour habituel, et même plus loin. Motivée, après la petite balade de 8km, j’ai décidé de rallonger le parcours en entamant un autre tour jusqu’aux Quinconces avant de revenir chez Juju. Bon, en soit ça ne rajoute pas beaucoup de distance, seulement 2km, mais au moins j’ai l’impression de faire quelques progrès. En plus c’est à ce moment qu’il s’est remis à pleuvoir donc très vite ma flemme a repris le dessus de toutes façons. Arrivée chez Justine, après avoir bu de l’eau, du café, fait mes étirements, bu du café à nouveau, fumé une clope et re-bu du café (et re-fumé une clope), je suis rentrée chez moi pour déjeuner et n’ait pas quitter le canapé depuis. Il est 18h30, tout va bien. Je pète la forme.

photo : petit selfie devant la place de la Bourse lors du dernier kilomètre. Je ne sais pas si je porte le flambeau de la team ou si c’est moi qui me transforme en flambeau, en tout cas j’ai retrouvé des couleurs depuis la dernière fois.

Distance : 10km

Temps : 1h20

Moral : Mince je commence à avoir mal à l’orteil moi aussi…

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