Un week-end à Londres de toute beauté

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Sunset sur la Thames : plutôt pas mal

Je crois qu’il va bientôt falloir que je renomme ce blog, étant données mes infidélités récurrentes à la belle Garonne. Après vous avoir conté mes aventures dominicales plus ou moins matinales sur les bords de la Seine, c’est aujourd’hui autour de la Tamise que mes pas m’ont menée, c’est-à-dire, vous l’aurez compris, car en plus c’est écrit dans le titre, à Londres ! (pour passer les rubriques logement et rubriques transport, rendez-vous au paragraphe 5, passez par la case Tartare et vous vous êtes trompés d’article).

Londres, Londres, Londres… Bientôt un an que je n’avais foulé le sol anglais que j’eusse pourtant bien plus fréquenté dans ma folle jeunesse. Un week-end qui aurait pu prendre des allures de pèlerinage, d’un retour sur une époque qui me semble déjà fort lointaine, mais que j’ai préféré orienter vers la découverte. Il y a tant de belles choses à vivre dans cette capitale cosmopolite, alors à quoi bon se focaliser sur des lieux déjà visités qui portent parfois en eux un souvenir amer ? (c’est une longue histoire)

Résultat des courses, un week-end sous le signe de la détente, de la nouveauté et des pubs (oui quand même il faut savoir profiter de ses grands classiques, on ne visite jamais assez souvent les pubs) (attention l’abus d’alcool et de steak pies est dangereux pour la santé… néanmoins on ne va pas tous les jours à Londres donc autant en profiter) ! Petit retour sur mon séjour, en espérant que certaines propositions pourront vous donner des idées si, vous aussi, vous souhaitez vous expatriez brièvement tant que le Royaume-Uni n’a pas fait son coming-out (ou après, une fois que le pound sera tellement dévalué que le prix d’un trajet en Tube [ndlr le métro londonien] vous semblera « raisonnable »).

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Quand tu tombes sur un livre Lonely Planet des meilleures destinations et que tu joues au jeu du « je tourne les pages et tu me dis stop et on va là bas la prochaine fois hihi » et que tu tombes sur cette page… Certes ils ont pas tort mais une de plus et on allait à Cape Town

Quelle que soit votre team, pré ou post-Brexit, sachez tout d’abord que le prix d’un trajet en avion depuis Bordeaux est tout à fait abordable. Certes tout est relatif et cela dépend des bourses, mais en réservant deux semaines en avance pour le mois de février, je fus surprise de n’avoir à payer « que » 60 euros pour mon vol. En plus, départ vendredi soir, donc après les cours (ou le travail, chacun sa galère) et retour lundi matin,  donc après les cours aussi (ou le travail) mais bon ça va on peut manquer un lundi matin de temps en temps quand même. J’ose imaginer que depuis Paris et autres grandes villes les tarifs soient à peu près similaires, avec peut-être même encore plus d’options temporelles : tarifs et horaires à checker sur easyjet.com. ATTENTION par contre, et je l’écris en majuscule parce-que c’est quand même important, le transport de l’aéroport au centre-ville est entre 10 et 15 fois plus cher à Londres comparé à Bordeaux. Comptez 1,50 euros (c’est-à-dire le prix d’un ticket de bus) pour Bordeaux VS 12 pounds (soit 14,05 euros selon le taux actuel, mais inchallah ça va encore baisser) pour aller de Luton airport à la gare centrale de Victoria en bus, voire 22 pounds (25,76 euros) pour relier le centre-ville à l’aéroport de Gatwick. Bon, rendons à Elizabeth ce qui appartient à sa classe ouvrière, à ce prix là, vous avez le wi-fi. Alors, heureux ?

Deuxième problème en matière de prix du voyage : le logement. Ben oui, pas question d’aller camper dans les rues de Londres, cette charmante ville qui chasse ses SDF des trottoirs car ils gênent les touristes qui veulent faire de belles photos (je dis ça juste pour provoquer bien sûr, face à une poignée de méchants il y a toujours plein de gentils, mais bon il faut quand même dénoncer les gens moches à l’intérieur). Alors, vu que le prix d’un studio en location s’élève à 280 pounds LA SEMAINE, que vous ne trouverez jamais à vous loger dans un T2 pour moins de 1000 pounds par mois, même en banlieue (je ne sais toujours pas comment font les gens pour habiter dans cette ville), que je n’ose même pas vous parler des hôtels, que les auberges de jeunesse demandent 20 pounds MINIMUM pour une nuit dans un dortoir de mille personnes (j’exagère à peine), que les Airbnbs sont à peu près indexés à ces tarifs… Bref vu que c’est la panade pour trouver un endroit où dormir correctement, j’ai testé pour vous la solution qui s’avère, selon moi, la plus idéale dès que vous voyagez à deux : le EasyHotel (je vous promets je suis pas sponsorisée par Easyjet) ! C’est petit, étroit, mais c’est propre, c’est en centre-ville, et vous avez votre propre salle de bains. Le tout pour 50 pounds par nuit si vous faites (comme moi) la fine bouche en demandant une chambre « standard » (environ 8-9m²) et « avec fenêtre », mais ça peut être encore moins cher (et puis, finalement, pour deux jours on aurait pu choisir le strict minimum sans que ça ait changé quoi que ce soit).

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Coucou la petite boite !

 

Voilà pour les détails techniques. Maintenant qu’on a un moyen de transport et un hébergement, passons aux trucs plus fun : le programme ! (Emmanuel, si tu nous lis, on attend toujours le tien hihi)

Vendredi

20h20 Arrivée à l’aéroport de Londres Luton
21h30 Sortie de l’aéroport de Londres Luton. Petit conseil : pensez à voyager avec votre passeport, de préférence biométrique, car même si ce mot fait un peu peur (« biométrique »… brrrr), c’est très pratique. En effet, les Anglais A-DO-RE-NT moderniser leurs équipements et font passer les contrôle de sécurité d’entrée sur le territoire grâce à des sas automatisés, qui ne fonctionnent qu’avec ce type de document. Je pense que si nous étions partis seulement avec nos cartes d’identité, on serait toujours en train de faire la queue.
21h32 Tentative d’achat d’un billet de bus National Express pour aller à la gare Victoria
21h33 Le prochain bus, celui de 21h55, est fully booked. Le prochain n’est qu’à 22h30…
21h36 On essaie de négocier notre cas dehors avec la dame qui vérifie les tickets de bus
21h45 Nous avons réussi ! Nous sommes autorisés à monter dans le bus pour la modique somme de 12 pounds chacun.
21h55 Départ du bus
23h15 Arrivée à la Victoria Station, direction le métro et l’acquisition de la fameuse « Oyster Card »
23h45 Arrivée à l’hôtel, on découvre la petite boîte qui va nous servir de chambre pour les prochains jours
00h00 On essaie de trouver un endroit sympa pour manger
00h15 Tout a fermé à minuit, même les pubs (ATTENTION LES PUBS FERMENT TOT, c’est pour cela que les Anglais commencent à boire dès 16h, voire avant) donc on mange des nuggets au Burger King du coin.
00h30 Cette journée nous a bien fatigués : un mot-fléché et au lit !

Samedi

On avait dit qu’on se lèverai tôt le samedi mais comme on est en week-end et qu’on est pas trop du matin, évidemment, le réveil à 8h s’est transformé en départ de l’hôtel à 10h30 (ce qui est déjà pas si mal hein) direction Hyde Park pour une petite balade. Le temps est frais mais agréable et il ne pleut presque pas ce qui relève déjà du miracle pour l’Angleterre et c’est donc de bonne humeur que cette journée commence.

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Muffin et carrot cake trop chers, mais bon, pris sur le pouce en profitant de la vue sur la rivière Serpentine qui traverse Hyde Park

Première visite : La Serpentine Sackler Gallery
Petit musée avec des expositions temporaires d’art contemporain niché dans Hyde Park, la Serpentine Sackler Gallery est un endroit sympathique pour découvrir un artiste souvent inconnu du grand public (en tout cas inconnu de moi), s’abriter le temps d’une averse voire, en ce moment, faire l’expérience de la réalité virtuelle grâce à un dispositif mis en place à l’occasion de l’exposition sur l’architecte Zaha Hadid (moi non plus je savais pas qui c’était). C’est jusqu’au 12 février, c’est-à-dire dans quatre jours, donc je vais éviter de vous dire à quel point c’était un moment assez incroyable, émouvant, impressionnant et vraiment trop cool de pouvoir s’immerger visuellement et musicalement dans 4 dessins d’architecture de l’artiste, qui s’animent sous nos yeux où que l’on regarde. Mais vous inquiétez pas je suis sûre (à peu près) que les prochaines expositions seront aussi biens (ou pas, vous me direz).

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En tant que journaliste je prends tous les risques pour vous faire part d’un retour d’expérience honnête et sincère

Nous continuons ensuite notre tour de Hyde Park, on croise sur notre chemin des écureuils, des canards, et, outre cette faune sauvage, des gens mobilisés pour de bonnes causes. D’abord un rassemblement de la Muslim Hands Association qui organisait ce jour là une marche de 5km en faveur de Gaza, puis une ENORME manifestation contre la venue de Donald Trump au Royaume-Uni et puis contre Donald Trump de façon plus générale également.

Cette longue promenade et ces belles actions nous emplissent le coeur de courage et de beauté mais vident nos estomacs qui ont besoin de nourriture et de bières pour attaquer l’après-midi. C’est alors qu’un pub tombe justement à pic et nous décidons de nous y arrêter pour nous restaurer et ainsi découvrir (ou redécouvrir) la (très fine) gastronomie british.

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Yu-mmy

Vers 15h commence le match Ecosse-Irlande et les cris des supporters commençant à devenir un peu trop relou on décide de s’éclipser.

Deuxième visite : Les Charity Shops et autres boutiques de Pimlico
Alors qu’on continue de marcher le nez en l’air et sans trop savoir où nous nous rendons, on découvre sans trop le vouloir le quartier de Pimlico, au sud de Victoria. De nombreux Charity shops (ces boutiques tenues par des associations caritatives qui financent leurs causes en revendant des vêtements, chaussures et accessoires donnés par des particuliers) nous y attendent, pour notre plus grand bonheur, mais aussi d’autres boutiques intéressantes, comme celle de Mr Cad, une sorte de caverne d’Ali-Baba de la photographie tenue par de vieux petits messieurs trop gentils, ou une toute petite boutique de trucs chrétiens où j’ai pu trouver une nouvelle pièce pour ma collection de bougies. Une fois l’après-midi passée à jouer au ping-pong des magasins, le soir arrive déjà, et ça tombe bien car on est juste à coté de la Tamise, le spot idéal pour admirer un joli coucher de soleil. On se retrouve alors de l’autre côté, sur la Southbank, et, tiens, quelle surprise, un bar-bateau. Heureuse coïncidence car justement, il était grand temps de faire une pause. Cheers !

Je ne prends pas le temps de vous raconter en détail le reste de la soirée car cet article est déjà trop long et il est un peu tard et j’aimerais bien aller me coucher. Sachez juste qu’on a voulu aller manger dans le quartier de Soho, qu’on a trouvé un restaurant Thailandais avec une longue file d’attente (gage de qualité normalement) et qu’on a été un peu déçus non pas par la qualité du service, de l’ambiance ou de la nourriture (qui étaient tous les trois supers) mais par la quantité dans nos assiettes qui nous semblaient un peu limite (trop habitués au Santosha, que voulez-vous).

Dimanche

Etape 1 : Un English breakfast

Un week-end à Londres ne serait pas un vrai week-end à Londres sans ses fameux red beans, son bacon et ses oeufs au plat, arrosés d’une grande tasse de thé (bon j’avoue j’ai pris un café, mais j’aurai du prendre un thé, je regrette). Un petit déjeuner pris dans un endroit absolument random tenu par une famille italienne très gentille et fréquenté apparemment par des locaux : le Gigi’s. Un service rapide et une dégustation encore plus rapide car nous sommes en retard pour notre étape 2.

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Yummy again

Etape 2 : Assister à une Sunday Assembly

Pour le coup, voilà une activité tout à fait particulière et qui n’est possible, en tout cas dans ces dimensions, qu’à Londres. Un dimanche sur deux, au Conway Hall, est organisée une réunion un peu particulière, censée célébrer la vie, promouvoir la gaieté et autres tas de choses sympathiques qui remontent le moral un jour de dimanche pluvieux. Au programme : karaokés, conférence sur l’attractivité, hipsters gentils en pagaille, karaokés, échanges et tasses de thé. Ah oui et des karaokés aussi. J’insiste sur le karaoké parce-que c’est une de mes passions et que c’est quand même sympa, je dirais même plus sympa que je ne l’aurai imaginé, de pouvoir chanter à tue-tête Boys and Girls de Blur avec 400 autres personnes sans avoir l’air ridicule (ou pas trop en tout cas) (je crois). C’est aussi l’occasion d’acheter un super tote-bag ou un super t-shirt pour soutenir cette association bizarre/secte gentille (rayez la mention inutile) en souvenir d’une expérience communautaire rare et ainsi promouvoir en même temps la culture du karaoke.

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C’est plus étrange que ça n’y parait, expérience unique garantie

Etape 3 : le quota musée à la National Gallery

Je ne sais pas si vous avez entendu parler du « quota musée » (sûrement que non puisque je viens de l’inventer) mais c’est une obligation que nous connaissons tous plus ou moins lorsqu’on part en vacances. J’appelle « quota musée » ce sentiment qui nous pousse à aller visiter au moins UN musée ou UN lieu culturel, artistique ou historique, quand on est en déplacement dans une autre ville que la sienne, histoire de pas trop passer pour un débilos. Parce-que, quand tes copains ou ta maman vont te demander ce que tu as fais à Londres pendant deux jours, ça la fout mal de répondre que tu es juste allé au pub et faire les magasins. Non mais c’est vrai, et puis même personnellement c’est quand même bien d’aller au musée. Surtout quand on trouve un but à cette visite. A titre d’exemple, j’ai visité la National Gallery avec pour objectif de capturer un maximum de photos de tableaux avec des petits chiens dessus. Et oui, ou comment mêler le divertissement à l’intelligent, et s’instruire en s’amusant.

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Nous finissons notre journée comme il se doit, c’est-à-dire au pub, avant de rentrer nous coucher (après un mot fléché). Réveil à 5h00 le lendemain : c’est déjà la fin de notre week-end londonien, et c’était drôlement bien.

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