Mon dernier article /

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit ici quelques lignes. Et pourtant ! Il s’en est passé des choses !

Le 31 juillet dernier j’embarquais pour un vol Minsk–Nice, clôturant ainsi onze mois formidables passés dans la capitale Biélorusse. Je vous en ai raconté quelques épisodes ici ou . Il y aurait encore beaucoup d’autres aventures à vous conter et j’espère un jour prendre le temps d’écrire sur tout ça. On verra. Ça fait donc, déjà, un, deux… 5 mois que je suis rentrée ! 5 MOIS ! J’ai l’impression que c’était hier ! Je n’arrive pas à croire que le temps passe à cette vitesse. D’autres volontaires ont depuis longtemps pris ma place au sein de l’association LYVS et au musée national d’arts de la République du Bélarus. Cest fou. Était ce une autre vie ? Peut être.

La vie Minskoise a eu une forte influence sur moi et je dois admettre ne pas avoir encore complètement repris le rythme français. Il est encore étrange de ne plus habiter dans une barre d’immeuble, de ne plus aller à la mediatheque française tenue par ma chère Marina, de ne plus attendre que le bonhomme soit vert avant de traverser et de ne plus me lever trois arrêts en avance pour descendre du métro. Ce dernier point, je vous avoue, m’handicape légèrement au quotidien quand je suis à Paris. Une habitude que j’aime bien pourtant.
Bref, Minsk c’était mon univers, en tous cas ça l’était devenu, et, le retour, n’a pas été aussi facile que je l’avais imaginé.

En toute simplicité

Le premier mois en France fut grandiose : j’ai retrouvé ma famille et mes amis, j’ai retrouvé le confort de pouvoir comprendre tout ce qu’il se passait autour de moi, et surtout, surtout ! J’ai retrouvé le fromage. C’était l’été, il faisait beau.
Puis c’est devenu plus compliqué.

A partir de septembre les choses sérieuses ont commencé : trouver un emploi, trouver un logement, trouver un rythme… Et rien ne s’est passé comme prévu. Je crois que le choc culturel fonctionne dans le sens du départ comme dans celui du retour, 5 étapes allant de la lune de miel à l’acclimatation en passant par le rejet. Car contrairement à un Erasmus pendant ses études par exemple, partir en SVE implique souvent que rien ne nous attend au retour. Les études sont terminées, le job pas encore trouvé, si déjà seulement je connaissais la direction vers laquelle j’aurai voulu aller. Mes amis ont continué leurs vies, bien sûr. Je n’avais plus d’appartement. Et d’un coup, on se retrouve sans logement à soi, sans objectif, sans savoir. Ce n’était pas horrible, non, j’adore mes parents et j’étais très heureuse de passer du temps avec eux. J’ai de la chance. Mais c’était très incertain. Et l’incertitude, au quotidien, ça m’a très vite attaqué le moral.

Alors j’ai trouvé un plan. J’ai repris mes études à distance. Je me suis trouvée un loisir, l’apprentissage du béarnais, qui faisait écho à mon intérêt pour le biélorusse. Je suis allée en Serbie voir mon amoureux. Un seul billet, pas de retour. J’ai fini par rentrer à l’occasion d’une interview pour le blog Madmoizelle au sujet du volontariat européen (chouette, enfin on me redemandait de raconter cette expérience, preuve tangible que je ne l’avais pas rêvée !), et puis, parce qu’il fallait bien rentrer aussi. J’ai continué de postuler à des emplois, un peu tout, surtout n’importe quoi. J’ai fini par en trouver un, ou plutôt, c’est lui qui m’a trouvé : et me voilà de retour à Pau, ma ville natale tant honnie, pour y passer la fin de l’année au sein de l’équipe de Pistes Solidaires, association spécialisée dans la mobilité éducative, c’est à dire un endroit tout à fait moi.
Je crois que cet épisode quoique court (mon contrat a duré 32 jours exactement) m’a sauvé de ma torpeur. Ce qui est rigolo, enfin en tous cas je trouve, c’est que parmi mes compétences diverses cest bien ce blog qui m’a permis cette première embauche ! Alors merci Le Ponpon.

Je me suis installée dans un appartement que j’ai adoré, j’ai rencontré des personnes formidables avec des parcours ma foi fort alambiqués (ca fait du bien de ne pas être tout seul dans cette situation !), et, enfin, j’avais des horaires, une mission, une place. J’ai aussi redecouvert cette petite ville qui m’avait vu grandir. Je me suis réconciliée avec elle, et ce, malgré non pas une, mais DEUX tempêtes : le Béarn est resté fidèle à sa météo capricieuse.

Ma petite chambre paloise !

Aujourd’hui c’est bientôt le Nouvel An. Mon contrat s’est terminé, j’ai dit au revoir à tout ce beau monde, même si nos chemins devraient bientôt se recroiser (en tous cas, je l’espère !), et je me retrouve finalement un peu au même point. Et maintenant je fais quoi ? Bonne question ! Je n’ai pas encore trouvé la réponse mais je suis sûre que ça viendra. En attendant, c’est les vacances. Je signe donc mon dernier article…

De l’année. 2019, tu fus riche en émotion ! 2020, tiens toi bien… 😏

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