Islande #7 – Faire le (grand) tour des lieux

A l’occasion du départ prochain de mes copains Lola et Clément pour leur lune de miel de pacs (oui ça existe, sachez le, quand vous vous pacsez vous avez droit à quatre jours de congés en plus si vous êtes salariés) destination l’Islande, j’ai décidé de replonger dans mes archives. C’était en septembre 2015, je m’apprêtais à faire le tour de l’île de glace et de feu, j’avais encore 20 ans. Bien que consciente de vivre un moment unique de ma vie, je n’avais jusqu’à présent jamais terminé d’écrire mon article sur le sujet : chose aujourd’hui faite ! Bonne aventure les copains !

Que vous soyez en Islande pour plusieurs mois, pour plusieurs semaines, ou seulement pour quelques jours (bon, minimum 4 quand même, sinon ça va être chaud), le truc number one absolument à faire est un « road-trip » ou voyage de route (pardon ?), seul ou en bonne compagnie (personnellement j’avais choisi une compagnie pas-top, je vous déconseille) et ce tout autour de l’île. En effet, si l’intérieur islandais, les « highlands » ou hautes terres, est assez difficile d’accès, voire pas du tout accessible entre le mois d’octobre et de mai, la route numéro 1, elle, reste ouverte quasiment toute l’année et vous permet de « faire le tour » de l’Islande, au sens propre comme au figuré (d’où le surnom de « ring road »).

Pour partir à l’aventure dans les meilleures conditions, plusieurs options s’offrent à vous tant au niveau du transport que de l’abri, ou des différents arrêts et itinéraires possibles (oui, parfois on peut quand même faire des petits détours). En gros, tout dépend de combien de temps vous disposez, de combien d’argent vous êtes prêts à débourser, de combien de personnes prennent part au voyage, de la météo, et bien sûr et surtout, de vos différents centres d’intérêts. Par exemple, si vous adorez les centre-commerciaux, les grandes villes, la modernité, la 3G, euh, laissez tomber, restez à Reykjavík ou encore mieux allez plutôt à Londres pour les vacances ! Nonnn ne vous affolez pas, c’est une blague, même pour ceux qui détestent la nature et l’air frais, l’Islande c’est tellement beau que ça ne peut pas ne pas plaire, malgré parfois il est vrai une certaine absence de civilisation.

Alors, pour le transport, vous avez le choix principalement entre, du moins cher au plus cher :

  • faire du stop ! Ca marche bien, surtout en été car beaucoup de touristes font le tour de l’île (vous serez loin d’être les seuls) mais après c’est vrai qu’on manque un peu d’indépendance et des fois il faut s’avoir s’adapter tout ça tout ça.
  • faire le tour en vélo… Bah ouais y en a qui sont motivés et qui ont du temps.
  • louer une voiture : à mon avis le plus pratique et le plus économique mais encore faut-il avoir le permis.
  • Et pour être au top du top : louer un camper-van ou un même un camping-car si vous êtes vraiment nombreux. C’est vraiment parfait, tout l’équipement est compris type sac de couchage, chaises et tables, réchauds, et surtout pas besoin de s’inquiéter du froid ou de la pluie la nuit contrairement aux campeurs qui doivent parfois quand même galérer. Pensez à eux coincés sous leurs tentes inondées, balayées par les vents et marées alors que vous serez bien au chaud à l’abri des intempéries.

Niveau logement, la question ne se pose pas trop si votre mode de transport s’avère également être votre maisonnée temporaire. Attention, dans tous les cas, c’est important de toujours se garer dans un emplacement destiné à votre véhicule sur un terrain de camping : le camping sauvage est interdit depuis 2017 et déjà en 2015 ce n’était pas bien vu. Les Islandais n’hésitent pas à vous gronder et pas très gentiment. 

  • camping : le plus souvent bien entretenus, en été vous ne serez pas tout seul, à partir du mois de septembre et d’octobre il y a un peu moins de monde. Toujours des douches et des toilettes, le plus souvent un prix modique et parfois si vous arrivez tard et repartez tôt, vous manquez la personne censée relever les créances. Oups ! (mais c’est pas bien hein shame on you).
  • auberges de jeunesse et autre gîtes : si pour vous, la nature ça va deux minutes et que vous avez pleins (pleins pleins) d’économies à dépenser, vous trouverez toujours un endroit en dur pour vous reposer. Sachez tout de même que parfois vous pouvez bénéficier d’une petite réduction si vous amenez votre propre sac de couchage/linge de lit (mais j’imagine que vous allez pas vous balader avec votre couette tout du long) ce qui est toujours bon à savoir.
  • hôtels et tous ces endroits qui coûtent vraiment cher : non, ça vaut pas le coup je pense. Les « gîtes » et auberges suffiront amplement à votre confort et sont déjà suffisamment chers comme ça.

Dernier point essentiel avant de passer aux jolies photos et à l’itinéraire ! Un point choses à faire et choses à ne pas faire. La première règle ? Vous en rappelez vous ? Pas de camping sauvage, oui très bien ! Mais il y en a beaucoup d’autres… Attention prenez des notes :

  • Il ne faut pas s’arrêter en plein milieu de la route pour prendre des photos, c’est dangereux et il y a des endroits pour s’arrêter exprès.
  • Il ne faut pas rouler en dehors des routes prévues à cet effet (faire du « off-road »), ça abîme la nature déjà fragile et bien tourmentée, c’est interdit, et votre assurance ne vous couvrira pas en cas de problème.
  • Il faut suivre les chemins de randonné et…
  • …il ne faut surtout pas marcher dans la mousse !
  • Ne pas entrer sur une propriété privée pour aller faire des photos ou prendre un bain chaud dans un « hot pot » repéré précédemment sans demander la permission.
  • Ne pas se baigner dans le Jökulsárlón, c’est très bête et dangereux.
  • Ne pas trop s’approcher de l’eau en cas de mauvais temps car les touristes se font régulièrement emporter et ça énerve les Islandais d’aller sauver des gens tous les quatre matins juste parce qu’ils n’ont pas respecté la consigne de sécurité.
  • Bref, ne surtout pas suivre l’exemple de PNL et Justin Bieber qui sont des grosses andouilles et ne devraient pas avoir le droit de remettre les pieds en Islande.
  • Après bon ça arrive de faire des bêtises… Moi-même… Bon.
  • Et n’oubliez pas d’apprendre deux-trois mots d’islandais histoire de faire au moins semblant que vous vous y êtes intéressés avant de venir, ça fait toujours plaisir 🙂 Le plus facile c’est « takk« , ça veut dire merci.
  • Ah oui et pensez à vous faire une bonne playlist aussi, vous en aurez besoin.

Passons maintenant à l’itinéraire : la plupart des gens font le tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour des raisons que j’ignore ? C’est exactement ce que nous avions fait également mais je pense que, finalement, les deux sens sont chouettes donc n’hésitez pas à être créatifs. Surtout, très important, regardez régulièrement la météo ! En effet, le temps islandais est très capricieux et votre priorité doit être de ne pas trop vous mouiller, surtout si vous voyagez en camper-van. Pour vous éviter la pluie, un seul site : vedur.is. La carte est très précise et vous indique heure par heure les conditions météo à venir. Pour les photos, j’ai eu de la chance d’avoir de nombreux visiteurs, je vous offre donc un mélange de saison.

  • Le Cercle d’Or : c’est là que tout séjour touristique classique commence. Un parc naturel où le Parlement islandais a été fondé, « berceau de la démocratie islandaise » Þingvellir (Thingvellir) / la cascade Gullfoss « d’or » (d’où le nom de Cercle d’Or) / les jeysers « Geysir« .
  • Seljalandsfoss : une cascade où on peut passer derrière la chute d’eau si le temps le permet, toute mignonne, avec une petite boutique qui reste à ce jour le seul endroit où j’ai trouvé mon Lopapeysa Puffin*.
  • Skogafoss : la cascade « de la forêt » géante avec des escaliers sur le côté pour admirer la vue depuis le sommet.
  • Vík, la plage de sable noir et les colonnes de basaltes, magnifique en hiver sous la neige !
  • Entre Skogafoss et Vík, n’hésitez pas à faire un petit stop vers un lieu hautement atypique et célèbre : une carcasse d’avion abandonnée. A mon époque, il fallait faire du off-road pour s’y rendre (quand je vous disais qu’on fait tous des bêtises) en suivant de vagues coordonnées GPS trouvées sur un site internet quelconque. Aujourd’hui, d’après quelques recherches, il y a : un chemin de randonné balisé, un parking, des panneaux, et mêmes des tags sur l’appareil si j’en crois Google Maps. En fait c’est peut-être plus la peine de s’arrêter finalement.
  • Le Parc National de Skaftafell et Svartifoss : il faut un peu marcher dans le parc pour atteindre la cascade de Svartifoss, la « cascade noire » (brrr). Je me rappelle qu’après déjà quelques jours de voyage, la fatigue se faisait sentir, et j’avais drôlement la flemme de marcher. Mais, finalement, ça vaut vraiment le coup.
  • Jökulsárlón ou « Glacier Lagoon » : oui d’accord c’est beau mais je ne comprends pas vraiment pourquoi tout le monde en fait tout un plat ? C’est un lac avec des glaçons – certes un peu plus gros que la moyenne – mais surtout des milliards de bus touristiques plus remplis les uns que les autres.
    Peut-être que c’est mieux l’hiver ?
  • Les Eastfjords (la route est longue, courage, mais c’est magnifique !)
  • Dettifoss : alors personnellement c’est ma préférée. Je ne sais pas si c’est parce qu’on a tellement galéré à arriver à destination (parce qu’on avait pris le mauvais chemin) ou parce que c’est la cascade avec le plus d’eau que j’ai jamais vu, mais après avoir vu mille cascades, celle là à réussi à m’impressionner à nouveau. Chapeau Detti !
  • Goðafoss : La cascade des « dieux » la plus célèbre d’Islande je crois ! Elle est pas mal mais j’avoue qu’après Detti, c’est pas pareil.
  • Bains de Mývatn et son Parc Naturel : j’ai pas de photos particulière de cette région, ni de cet endroit. Les bains de Myvatn sont un endroit agréable pour se ressourcer, se reposer, et profiter de la grande tradition islandaise de la piscine, haut lieu de société locale. C’est aussi moins cher que le Blue Lagoon, qui est je pense l’endroit le plus visité de tout le pays.
  • Akureyri : deuxième ville du pays, à Akureyri vous retrouverez un peu de civilisation et après plusieurs jours passés dans l’humidité du van il faut dire que ça fait du bien. Il est temps d’aller manger un bon burger n’importe où et de recharger son téléphone ainsi que ses batteries personnelles. C’est peut-être également le bon moment pour aller faire un tour sans son compagnon de camper-van que vous ne pouvez plus supporter après tant de promiscuité. Nous, nous étions allés voir les baleines à bord d’un bateau : expérience très chouette qui a fini de nous ruiner le porte-monnaie.
  • La région des Westfjords mériterait une semaine à elle toute seule : la route numéro 1 ne se rend pas dans cette région et c’est très bien comme ça. Sauvage, encore épargnée des touristes par son manque d’accessibilité, vous pourrez y observer des puffins tranquillou. C’était tellement pas accessible que je n’y suis jamais allée moi-même, alors je ne peux pas vous en dire beaucoup plus. La légende dit que c’est l’endroit le plus beau d’Islande…
  • Snæfellsnes : je n’ai jamais réussir à retenir l’orthographe ou la prononciation de cette région islandaise pour le moins magnifique. La fin de votre voyage est proche, vous pensez avoir tout vu de l’Islande et ne plus pouvoir être impressionné par un quelconque paysage, c’est alors que, BAM, Snalfessneselees arrive (ou plutôt vous arrivez à Snalfensesee) et, diantre, ça vous frappe à nouveau : c’est beau, l’Islande.
  • Terminus, Reykjavík, tout le monde descend !
    Votre appareil photo contient environ deux millions de clichés ? Vous connaissez un nombre étonnant de cascades et avez appris à les différencier ? Vous avez mal aux bras car vous avez trop conduit ? Vous pouvez compter le nombre de personnes à qui vous avez parlé ces derniers jours sur les doigts d’une main ? Vous n’avez jamais aussi peu bu d’alcool et autant dépensé d’argent ? C’est donc que votre tour d’Islande est terminé ! Félicitations ! Il ne vous reste plus qu’à profiter de Reykjavík, capitale islandaise où il fait bon vivre.
    • manger à Reykjavík ? Mon restaurant préféré est également l’un des plus bon marché : Saegreifinn ou le Sea Baron. On y mange des brochettes de poisson principalement, mais on peut aussi goûter un petit bout de steak… de baleine… (spoiler alert : c’est très bon). Si vous ne voulez pas manger du poisson frais, il y a toujours l’option hotdog au bord du port. Attention à la file d’attente ! Cette petite cabane est une véritable institution. Les burgers et l’ambiance du KEX Hostel sont également pas mal du tout.
    • sortir à Reykjavík ? Pour mes copains hipsters préférés je conseille le bar Húrra, référence ultime de la vie nocturne islandaise. Il y a régulièrement des concerts de groupes locaux donc ça permet en plus de découvrir un peu de culture musicale dans un pays où presque tous les habitants sont musiciens ou artistes. Continuez la nuit au Kíkí Queer Bar, ambiance super chouette garantie. Au mois de novembre, lors du festival Iceland Airwaves dont je vous parlais ici, les rues de Reykjavík sont vite remplies, et des concerts ont lieu partout, même dans les magasins de vêtements !
    • boire un café à Reykjavík ? Le Laundromat est grand, accueillant, bien situé, j’aime bien le nom mais apparemment il y a eu des travaux et dans tous les cas je n’y suis jamais allée. Mais j’ai toujours eu envie d’y aller. Alors je sais pas si c’est une bonne recommandation du coup. Mais vous pouvez y aller et vous me direz. Sinon un endroit trop mignon où je suis vraiment allée qui propose des petits gâteaux trop bons et vegan friendly : Café Babalu./
    • N’oubliez pas d’aller voir la jolie église Hallgrímskirkja et surtout la vue imprenable de la ville en haut du clocher, le Sun Voyager, la salle de concert Harpa, le petit Parlement trop mignon… enfin, vous vous débrouillerez pour tout ça.

Lopapeysa Puffin*
Le Lopapeysa c’est le nom de ce pull en laine que vous verrez un peu partout en Islande. Tricoté à la main avec une laine de mouton un peu rugueuse qui gratte pas mal, c’est vraiment le vêtement typique islandais. C’est un investissement certain : plus de cent euros la plupart du temps ! Et ça gratte. Mais ça tient chaud. Il existe des motifs traditionnels ou des motifs plus originaux, comme le Lopapeysa Puffin, introuvable sur l’île, sauf dans la boutique de Seljalandsfoss. Cette magnifique photo a été prise du sommet – enfin, pas loin du sommet – du Mont Esja, juste à coté de Reykjavik, si vous êtes motivés pour une dernière aventure 😉

Et pour terminer, quelques liens utiles :
Reykjavik Grapevine : magazine en anglais sur l’actualité islandaise
Appy Hour : pour tout savoir des Happy Hours locales
Appening : pour connaître les événements de la capitale

C’est tout pour moi ! Góða ferð og sjáumst fljótlega 🙂

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