Tours et détours en terre serbe

Encore une fois, ce voyage, c’est une longue histoire. Tout a commencé après l’escapade géorgienne de décembre 2017, dont je vous parlais dans un article précédent, avec la bonne compagnie de mes fiers camarades Mimile et Philou. Inspirés que nous étions par cette aventure, nous avons rapidement décidé de nous lancer dans la planification d’un nouveau départ, cette fois-ci en Serbie. Malheureusement, nous avons perdu le capitaine Mimile en cours de route qui s’était engagé sur une autre mission, et nous avons donc du lui trouver un remplaçant (en effet, la trinité du groupe ne saurait être brisée). Comme le hasard fait bien les choses, il s’avère que nous avions justement un serbe sous la main, Saša, qui a donc rejoint notre petite équipe.

Ce qu’il faut savoir, c’est que le capitaine Mimile était l’élément planificateur de notre voyage précédent. Philou et moi, disons qu’on a tendance à toujours exagérer un peu au niveau des itinéraires (« Une semaine ? Oh bah on a le temps d’aller en Bulgarie aussi, et en Bosnie ») et Saša, et bien c’est une personne très spontanée. Mais, comme tout est possible dans les Balkans, même nous, nous avons réussi à survivre, et notre aventure n’aurait finalement pas pu mieux se dérouler ! Certes, nous avons choisi un drôle de parcours, mais c’est un parcours qui nous ressemble, alors j’espère que ces tours et détours vous plairont 🙂

Avant de commencer, la Serbie, il faut savoir que c’est le plus grand pays des Balkans. Sa capitale Belgrade était jusqu’en 1992 la capitale de la Yougoslavie (une union de pleins de pays façon URSS mais en plus chill) et qu’après la chute du bloc communiste, tout ça s’est joyeusement divisé. La paix inter-ethnique et inter-religieuse yougoslave s’est transformée en guerres civiles et militaires (vous savez, cette expression, « poudrière des Balkans ») auxquelles l’Europe et les Etats-Unis, à travers l’OTAN, ont décidé de participer en bombardant quelques endroits stratégiques. Je ne vous fait pas un cours d’histoire, mais c’est important de remettre les choses dans leurs contextes, car la guerre est quelque chose dont on entend encore beaucoup parler lorsque l’on visite les pays de cette région.

Aujourd’hui, la Serbie est candidate à l’Union Européenne, politiquement et économiquement stable quoique des progrès restent à faire (mais ça, c’est vrai partout). La principale crispation concerne la province du Kosovo, à l’origine serbe, qui s’est déclarée indépendante en 2008, suite à la guerre de 1998-1999 notamment et des tensions qui suivirent. Reconnu par la majorité de la communauté internationale, la Serbie ne reconnaît pas le Kosovo comme état indépendant (et l’Espagne non plus, d’ailleurs, pour savoir pourquoi regardez en direction de la Catalogne), bien que, de fait, la région soit maintenant dirigée par un gouvernement albanophone, que les Serbes ne représentent plus que 2-3% de la population, et donc que ça semble mal parti pour récupérer ce territoire, quoiqu’on en pense. Mais, après tout, qui suis-je pour donner de tels pronostics, les Balkans sont imprévisibles 🙂

Trève de bavardages politiques ! C’est parti pour la balade !

 

  • Jour 1 – Arrivée à Belgrade et départ pour Donja Trnava

A peine sortis de l’avion à Belgrade, on est accueillis par Miljan, un ami de Sasa qui est venus nous récupérer à l’aéroport, pour ne pas qu’on ait à prendre les transports avec nos gros sacs à dos (hvala lepo <3). C’est le moment des retrouvailles pour notre collègue serbe, à la fois avec ses copains, et avec sa patrie ! Un moment plein d’émotions que nous nous devions de passer dans son « restaurant » préféré : Poncho ! On découvre à cette occasion les pljeskavica, une spécialité serbe, équivalent du « jambon-beurre » parisien (c’est-à-dire le truc que tu manges vite fait mais qui est très bon). A la différence de notre sandwich national, attendez-vous plutôt à un énorme steak haché d’une ou plusieurs viandes mélangées, et même avec du fromage dedans si vous voulez, et un large choix de condiments à rajouter en illimité (j’ai pris au moins dix minutes pour choisir, vous me connaissez. Et finalement j’ai pris comme Sasa. C’était trop difficile.). Mais cette immersion totale dans la vie serbe n’étant pas suffisante, nous profitons de cette petite journée tranquille (nous venons juste de voyager de Paris à Beauvais, de Beauvais à Belgrade, de l’aéroport à Poncho) pour commencer notre périple, direction, Donja Trnava ! Vous ne connaissez pas ? C’est normal.

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Le fameux pljeskavica

 

  • Jour 2 – Donja Trnava et Niš
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Petite voiture jaune balkanique

Donja Trnava, c’est le village où a grandi Saša, et où habitent encore sa maman et ses frères, qui ont la gentillesse de nous accueillir. Après les retrouvailles autour d’un « café serbe » (c’est-à-dire un café très fort, directement mélangé à de l’eau chaude, qu’il faut boire en sirotant sinon on mange son café) et de cigarettes pas chères, Saša décide de nous faire visiter la grande ville d’à côté, capitale du Sud de la Serbie, j’ai nommé Niš. Niš, c’est un peu le genre de ville qu’on s’attend à voir dans les Balkans : c’est un peu le bazar, certaines façades ont un peu vieillies, il y a des fils électriques qui se baladent et des mecs avec des gros muscles avec leurs copines en robe légère. Mais l’énergie de la ville est palpable : il fait beau, les gens sont en terrasse et boivent des bières ou des cafés (nous, on boit les deux), et on peut vraiment ressentir le charme brut de cette ville (c’est un charme très différent de celui de Novi Sad, la capitale du Nord de la Serbie, dont je vous parlerai après).

A faire à voir à Niš : une petite balade le long du fleuve Nišava ; un tour en tchikou tchikou (je fais référence ici au bruit que fait le train en serbe) dans le parc de la forteresse ; la Tour des Crânes (c’est un must – elle mentionnée dans le Atlas Obscura, ce guide qui vous conseille tous les endroits glauques à visiter dans le monde) ; l’ancien camp de concentration de la Seconde Guerre mondiale (c’était fermé le jour où nous avons voulu y aller malheureusement) ; boire un verre dans la rue des Poètes « Kazandžijsko sokače » comme un vrai local ; la Cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui est vraiment jolie ; et manger une part de pizza à la mayonnaise sur la place centrale

 

Lors de cette première journée de visite, nous avons également eu l’occasion de voir un spectacle de danse traditionnelle serbe grâce aux amis de Saša qui nous ont réservé des billets (l’hospitalité serbe, c’est quelque chose, je vous préviens). Deux heures de danse en costume qui sont passées comme cinq minutes tellement nous étions subjugués par le son des « Opa » et « Yihou », et la classe naturelle des danseurs, notamment celui avec la moustache que nous avons élu notre préféré.

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Les danseurs traditionnels

 

  • Jour 3 – Niševac
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Encore un tchikou tchikou !

Voyager avec des gens qui connaissent les environs, et les personnes aux environs, c’est quand même quelque chose. Encore une opportunité que nous avons eu grâce aux amis de Saša, notamment Milena (hvala lepo !) qui a organisé l’excursion. Nous avons donc visité les Gorges de Niševac, en suivant les pas de notre guide Nenad (hvala lepo) qui nous a montré le chemin et raconté l’histoire de ce lieu (apparemment, certaines personnes vont toujours explorer les grottes dans la montagne à la recherche d’or), jusqu’à une certaine rivière apparemment super jolie. Arrivés à bon port, la rivière était un peu marron, car au printemps la neige fondue s’écoule dans le courant ce qui lui enlève un peu de sa jolie teinte. Aussi, il y avait pas mal de plastique dans l’eau, et là vous vous dites que vraiment en Serbie les gens ne font pas attention à l’environnement, et là je vous stoppe tout de suite : 1) c’est pareil partout, vu le nombre de mégot par terre en France, c’est pas la peine de donner des leçons et 2) au lieu de pleurer, nos nouveaux amis ont pris les choses en main, et ont nettoyé ce qu’ils pouvaient dans la rivière ! Car agir, c’est mieux que de se plaindre 🙂 Il faut aussi dire que ces Serbes ne sont pas des Serbes ordinaires, mais ça, on vous en parle juste après…

 

Après l’effort, le réconfort ! Nous nous rendons tous dans un kafana, haut lieu de convivialité local. Le Kafana, c’est un peu comme le pub anglais : les gens y vont soit pour boire un verre, soit pour manger, soit ils y organisent des fêtes, l’alcool y coule souvent à foison et la nourriture est souvent géniale. Quand vous vous installez, avant même de commander, sont servies les entrées (si je pouvais mettre plus de « s » je le ferais, car il y en a vraiment beaucoup) – histoire de ne pas mourir de faim alors qu’on réfléchit sur ce qu’on va bien pouvoir manger ! Et qu’est ce qu’on va manger ? Et bien de la viande, bien sûr ! Tout un tas de brochettes en tout genre, alors qu’après les salades on est déjà bien remplis, ça c’est un dîner serbe digne de ce nom. Comme les locaux, nous mélangeons notre vin avec de l’eau gazeuse, cocktail sacrilège pas mauvais qui permet à la fois hydratation et enivrement, appelé le « spritser ».

 

  • Jour 4 – Repos, spiritualité

Après toute cette agitation, et comme la journée est un peu pluvieuse, on décide d’aller se ressourcer aux bains « Ribarskabanja » où on profite de l’eau chaude de la piscine intérieure et extérieure. On décide ensuite d’aller voir le monastère « Sveti Roman » qui malheureusement est déjà fermé, car ils ont eu toute la journée une célébration spéciale pour Pâques, du coup ils étaient un peu fatigués. Mais, les Serbes aiment bien les Français, grâce à un type qui s’appelle Arnaud Gouillon qui s’engage en faveur de la Serbie depuis quelques années (ce qui par ailleurs n’est plus forcément vrai au jour d’aujourd’hui, puisque la France a commis un grave impair diplomatique lors des commémorations de la Première Guerre Mondiale en novembre, ce qui a pu contrebalancer l’influence de notre compatriote) et le monsieur au portail nous laisse rapidement explorer les lieux (hvala lepo monsieur).

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Le monastère de Sveti Roman

 

  • Jour 5 – Donja Toponica, Kobra Land et départ surprise pour Novi Sad

Alors que nous nous levons tranquillement, nous ne savons pas encore exactement quel sera le plan pour les jours à suivre, mais nous savons que nous partons aujourd’hui (ou peut-être demain) pour Belgrade. Ce que nous n’avons pas fait, finalement. C’est une longue histoire. Mais en tous cas, on fait nos bagages, on fait un aller-retour à Niš pour quelques dernières démarches administratives de notre compagnon de voyage (Philou et moi en profitons pour manger une pizza à la mayonnaise, encore une spécialité locale), et on va visiter avant de partir Donja Toponica, le village à coté de Donja Trnava, où habite la mamie de Saša, mais également où l’association Kobra a été fondée.Vous vous rappelez, quand je vous disais que les Serbes avec qui nous sommes allés à Niševac sont ne sont pas ordinaires ? Et bien, ce sont eux qui ont créé cette association. A l’origine, c’était un club de karaté où ils allaient quand ils étaient plus petits. Quand celui-ci a fermé, ils ont décidé de reprendre le flambeau, et d’en faire autre chose : une association qui, au fil du temps, a grandit, et promeut maintenant l’engagement, l’écologie, le dynamisme local, la culture, et même la mobilité internationale. Kobra est devenue Kobraland, un état à part entière avec son territoire, ses valeurs et son drapeau (vous pouvez même avoir votre passeport !). L’association accueille chaque année des volontaires français en Service Civique international, et envoie de jeunes Serbes en France à travers le même programme. Et devinez qui ils ont envoyé à Lormont en 2016 ? Et oui, notre Saša ! Kobraland, c’est une belle histoire : pour en apprendre plus, c’est ici.

Il est temps de prendre la route pour Belgrade. Non, Novi Sad. Novi Sad ou Belgrade ?

 

 

  • Jour 6 – Novi Sad et direction Belgrade mais en fait direction Sarajevo

On arrive à Novi Sad assez tard dans la soirée du jour 5, sans trop avoir de plan. On ne sait pas où on va dormir, on ne sait pas ce que l’on va faire, on ne sait pas combien de  temps on va rester, bref, on ne sait pas grand chose. Heureusement, Branislav nous accueille à l’arrivée et nous aide à trouver l’hostel que nous avions vu sur internet, en espérant qu’il reste de la place. Nous sommes chanceux ; il est presque minuit, le gérant allait fermer, mais nous arrivons juste au bon moment – en plus, il a une chambre, avec pas moins de 7 lits ! Juste pour nous. Comme quoi, des fois, arriver à la dernière minute ça fonctionne aussi. Après avoir découvert l’accent du Nord de la Serbie, tout en chanson (très différent à l’oreille du serbe parlé dans le sud, et dont les nordistes se moquent, d’ailleurs, puisque paraît-il qu’ils n’utilisent pas toutes les déclinaisons), autour d’un bon repas, on laisse Branislav rentrer chez lui, car il est déjà tard, et tout le monde n’est pas en vacances. Mais nous, si ! On décide de visiter le bar ouvert 24h/24 de la ville, le « pub Gaia », dont on ne ressortira qu’au petit jour…

Après une petite sieste matinale dans notre hostel, et un réveil un peu difficile (en plus l’eau avait été coupée dans tout le quartier, pile quand on en avait le plus besoin) on se décide quand même à aller explorer, cette fois-ci de jour, la deuxième ville de Serbie. Ici, l’ambiance est tout à fait différente : les rues sont majoritairement pavées, les piétons ont la place de circuler, tout est calme et détendu, les façades sont jolies et aux couleurs pastels, il y a de grandes places d’où s’élèvent de majestueuses églises, un petit marché, des boutiques de souvenirs… La douce Novi Sad n’a rien à voir avec l’électrique Niš ! Et ce notamment du fait de deux histoires très distinctes : alors que le sud de la Serbie a appartenu pendant plusieurs siècles à l’empire Ottoman, le nord, lui, faisant partie de l’Empire austro-hongrois. Comme dirait Philou : « c’est deux salles deux ambiances ». Personnellement, j’aime les deux, mais c’est sûr que le charme de Novi Sad ressemble plus à celui auquel on est habitué en Europe de l’ouest, et est donc plus facilement détectable au premier coup d’oeil.

 

A voir à faire à Novi Sad : le Free Walking Tour permet un bon aperçu des choses à voir dans la ville, et de son histoire ; flâner, flâner, flâner, cette ville invite à la déambulation, aux terrasses de cafés, au repos ; aller de stand en stand sur le petit marché de la place centrale (il y a même un stand de fromage français !) ; faire un tour de calèche, la version locale du tchikou tchikou (voir plus haut) ; visiter la forteresse où d’ailleurs est organisé l’un des principaux festivals de musique du pays chaque été, j’ai nommé « Exit » (nous n’en avons pas eu le temps malheureusement) ; faire un tour dans les églises, et dans la synagogue ; j’ai dit flâner ?

Il y aurait sûrement beaucoup de choses à ajouter, mais nous ne nous attardons pas suffisamment pour que je sache mieux vous conseiller. En tous cas, ce qui est sûr, c’est qu’à Novi Sad, il fait bon vivre !

 

  • Jour 7 – Sarajevo

On quitte Novi Sad pour Belgrade, on rend sa voiture à Miljan (hvala lepo numéro 2 !) et on file avec un stress pas possible prendre le bus de nuit pour Sarajevo. Encore une fois, c’est une décision un peu de dernière minute, et on ne sait pas encore où nous allons dormir, mais c’est trop tard pour y penser puisque nous sommes déjà installés et prêts à passer les six prochaines heures dans les transports. On passe la frontière vers minuit (les gardes-frontières semblent intéressés par nos provisions de sandwichs et les cheveux longs suspects de Philou), on fait une pause café à deux heures, on réserve un hébergement aux alentours de trois heures du matin, on essaie de dormir un peu, et on arrive au tout petit matin à la gare routière de Sarajevo. Enfin, Sarajevo, l’autre Sarajevo quoi. Enfin, le côté serbe, je veux dire. Car oui, Sarajevo est une ville divisée en deux depuis le statu quo de 1995 et les accords de Dayton qui ont mis fin à la guerre balkanique (on vous en parlait en début d’article). Résultat, bien que cela ne soit pas démarqué physiquement, il existe un Sarajevo bosniaque et un Sarajevo serbe au sein du Sarajevo bosnien (termes à ne pas mélanger). Plus généralement, la Bosnie-Herzégovine a le système politique et électoral le plus compliqué au monde (genre, vraiment). Je ne pourrai pas vous l’expliquer, car je n’ai toujours pas compris, mais voici une petite vidéo très bien faite qui vous permettra d’y voir plus clair.

On prend donc un taxi, qui se transforme en « taxi masqué » au passage de la « frontière invisible » – ce qui, concrètement, revient à mettre un capuchon opaque sur le voyant « taxi » au dessus de la voiture sur le parking d’une station-essence – qui nous dépose du côté du centre historique de Sarajevo (la partie bosniaque, donc). Une balade au petit jour, un café, une sieste, et hop on repart arpenter les rues pavées de la capitale bosnienne.

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Mon immeuble préféré, le Perroquet ou « Papagai »

Sarajevo, c’est la Jérusalem de l’Europe. On y trouve des églises catholiques, des églises orthodoxes, tout un tas de mosquée, des gens voilés, des gens non-voilés, des musulmans plus ou moins musulmans, des chrétiens plus ou moins chrétiens, bref, un petit paradis pour moi. On répète la formule du Free Walking Tour pour avoir une première impression de la ville, ce qui s’avère une idée fantastique, puisqu’on rencontre Enes, un super guide, avec qui on va même déjeuner après la visite. La spécialité locale, c’est les cevapi – ils existent aussi en Serbie, mais sont préparés avec une autre viande – à déguster accompagnés d’un verre de yaourt-un-peu-liquide-mais-pas-trop. Étrange, mais excellent ! Et the place to be, c’est le restaurant Ćevabdžinica qui appartient à un ancien joueur de foot yougoslave, très connu dans les environs. Après s’être revigorés, on décide de partir à la recherche de la tombe de Gavrilo Princip, vous savez, cet anarchiste serbe qui a tué l’archiduc François-Ferdinand en 1914, assassinat qui a ensuite déclenché « l’engrenage des alliances » (remember le titre de vos cours d’histoire) et la Première Guerre mondiale, tout ça tout ça. Bon, après plusieurs heures de recherche, spoiler alert, cette tombe n’existe pas. Merci à tous les bosniens que nous avons croisé qui nous ont indiqué notre chemin, c’était une très bonne blague.

Enfin, dernière étape de cette journée forte en émotion, nous rencontrons la soeur de Saša, Katarina, qui habite à Sarajevo, et toute sa petite famille : Igor, Elena et Sofja. L’heure d’un repas en famille (plus Philou et moi, les pièces rapportées) des plus sympathiques et copieux, dans un restaurant absolument magnifique, perché sur les hauteurs de la ville. Hvala lepo mille, même deux mille fois.

 

A voir à faire à Sarajevo : le Free Walking Tour, absolument génial ; visiter les mosquées et les églises ; se rendre sur les hauteurs pour apprécier la vue ; manger des cevapis ; boire l’eau de la fontaine (apparemment, elle est magique, elle te fait revenir à Sarajevo dans le futur) ; écouter un album de Zabranjeno Pusenje (groupe emblématique yougoslave) ; faire une reconstitution (ou une reconstruction, à vous de voir) de l’assassinat de l’archiduc ; visiter le tunnel (malheureusement, nous n’avons pas eu le temps non plus) ; acheter des souvenirs ; mais surtout, écouter les histoires des locaux, car il y en a beaucoup…

 

  • Jour 8 – Sarajevo mais finalement Belgrade

Nous avons tellement aimé Sarajevo, qu’on a décidé de rester un jour de plus ! Mais la météo en a décidé autrement : aujourd’hui, il pleut des cordes ! Comme nous ne sommes pas équipés, nous décidons que tant qu’à avoir une journée pluvieuse, autant avoir une journée pluvieuse au sec : et c’est parti pour un tour en bus, direction Belgrade ! Le temps calme imposé nous fait du bien, je pense que nous commençons à être épuisés de ce voyage aux milles aventures (j’entends d’ici la voix de ma maman qui dit, « ah bah oui c’est pas étonnant »). Miljan revient nous chercher (vraiment ils est adorable) et nous amène chez Marco, un autre ami de Sasa (évidemment) qui nous héberge pour les deux prochaines nuits (hvala lepo à toi aussi). On passe la soirée tous ensemble, à discuter, puis on va se coucher bien fatigués.

 

 

  • Jour 9 – Belgrade

Ouf ! Dernier jour de voyage ! Il est temps de visiter Belgrade, la capitale serbe. Quand même, on était venus pour ça principalement à la base. Une fois n’est pas coutume, on décide de faire le Free Walking Tour pour découvrir les principaux endroits de la ville, et nous emmenons notre guide boire un verre dans l’un des bars locaux. Belgrade est très animée, on sent qu’on est dans une capitale, tout bouge, tout va vite, tout semble gigantesque.

A voir à faire à Belgrade : manger un dernier pljeskavica : vous n’aurez pas à nouveau cette occasion avant longtemps ; visiter le temple orthodoxe gigantesque de Saint Sava, encore en cours de construction, et sa crypte ; le Musée Tesla (qu’on voulait beaucoup faire, mais encore une fois le manque de temps nous a joué des tours) ; la balade dans le parc sur les hauteurs de la ville ; la visite de la forteresse ; prendre un verre dans le Montmartre serbe, « Skadarlija »  ; essayer de deviner pourquoi le quartier de la Silicon Valley de Belgrade s’appelle comme ça (et ça n’a rien à voir avec Apple) ; découvrir le monde merveilleux de la rivalité Partizan VS Red Star, les deux principaux clubs de foot.

 

Avant de partir, n’oubliez pas de faire un stop dans le quartier ‘Zemun’ un peu en dehors de la ville. Grimpez les escaliers, et tout en haut, vous trouverez deux choses : 1) une vue imprenable sur la ville et 2) un petit bar tout mignon avec des bières serbes, parce que quand même, vous l’avez bien mérité.

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Belgrade

Je crois que je n’ai jamais écrit un aussi long article avec autant de retard ! Bravo à celles et ceux qui sont arrivés jusqu’au bout ! Immense hvala lepo à toutes les personnes que nous avons rencontrées sur notre chemin sinueux – et beaucoup d’amour pour mes camarades de voyage, Philou, Saša, et Mimile qui était quand même avec nous dans nos coeurs 🙂

A bientôt pour de nouvelles aventures !

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