Islande #1 : Le pourquoi du comment

On est le 1er septembre 2015, il est 2h30 du matin, mon avion vient d’atterrir à l’aéroport de Keflavik en Islande. A quelques dizaines de kilomètres se trouve Reykjavík, qui est non seulement la capitale la plus au Nord de l’Europe, mais également mon nouveau chez moi, et ce pour les quatre prochains mois. Quand j’arrive, il fait bien évidemment nuit depuis longtemps : pas le meilleur moyen d’apprécier le panorama inédit qui s’ouvre à moi pour la première fois. Le mystère restera donc intact jusqu’au lendemain…

J’ai quitté Paris le 31 août, tard dans la soirée, profitant du tarif préférentiel offert sur un vol à l’horaire peu accommodant. Il n’y a que moi, avec pour seule compagnie la foule d’inconnus qui font le même trajet, mes deux énormes valises, et cette petite boule au ventre qui apparaît lorsque l’excitation et la peur se mêlent indistinctement. Cette sensation, je la connaissais : j’ai ressenti la même, plus forte encore, il y a près d’un an lorsque je m’aventurais, seule à nouveau, vers la Transylvanie, pour mon semestre Erasmus. L’expérience fut un réel succès, et j’étais donc moins craintive face à ce nouveau départ.

Mais qu’allais-je donc faire sur cette île lointaine pendant ces longs mois ?

A mon retour de Roumanie, l’envie de voyage et de découverte était toujours présente en moi. J’ai donc décidé de me trouver un nouveau projet, et, un peu sur un coup de tête, de consulter le site de Haskoli Islands (l’université de Reykjavik) pour voir les programmes qu’ils proposaient en anglais. Ayant prévu de valider ma double-licence d’ici la fin de l’année, mais sans vraiment savoir quoi faire par la suite, j’ai continué mes recherches jusqu’à trouver la formation idéale : un diplôme à compléter en un semestre, sur le thème des sciences politiques des petits pays. Sujet de recherche atypique dont je n’avais jamais entendu parler, les small states studies m’ont semblé un angle intéressant pour aborder la political science. Ce programme étant spécialement conçu pour les étudiants étrangers, et délivrant un diplôme après quelques mois, c’était l’occasion idéale pour allier études et voyage dans un pays si lointain.

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C’est ainsi que je me retrouve dans la navette Flybus qui effectue la liaison entre l’aéroport et le centre-ville de Reykjavik, au beau milieu de la nuit. Je me rends ainsi à ma nouvelle adresse, suivant scrupuleusement (oui, c’est mieux de ne pas se perdre tout de suite quand même, il fait un peu froid) les instructions de Didda, la personne chez qui je loue une chambre. Elle est d’ailleurs là pour m’accueillir, et me faire visiter ma nouvelle demeure où deux autres colocataires dorment paisiblement. Alors me voilà, avec mes deux valises, dans ce nouvel appartement, cette nouvelle ville, ce nouveau pays. Il est maintenant 3h30, et il est déjà temps d’aller se coucher. Car, c’est pas tout, mais l’université a déjà commencé hier : il ne faudrait pas arriver encore plus en retard.

Demain sera une belle journée, demain je pars à l’aventure, demain je découvre. En attendant, je me laisse glisser dans les bras de Morphée…

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